L’autre jour, je regardais les Speed Masters de Vars et un mec a failli se prendre un gros carton à 240 km/h. Le pilote (parce qu’à cette vitesse, on ne peut plus vraiment parler de skieur) a réussi à se rattraper in extremis. 240 bornes à l’heure sur des skis. Je répète : 240 kilomètres par heure.
Franchement, ça m’a donné envie de me pencher sur ces disciplines de ski qui sortent du lot.
Le ski de vitesse, ou comment dépasser les 250 km/h sur deux planches
C’est la discipline la plus dingue du ski. Les mecs dévalent une pente à plus de 250 km/h dans des combinaisons qui ressemblent à des scaphandres. Le record ? 255,5 km/h. Plus rapide qu’une Formule 1 en ligne droite sur certains circuits.
Ce qui est fou, c’est que contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas juste une histoire de se laisser glisser. La position, l’aérodynamique, le mental… Tout compte. Un faux mouvement et c’est le crash assuré (et à cette vitesse, autant dire que ça fait mal).
Les équipements de malade mental
Les skis font plus de 2m40. Les combinaisons sont tellement rigides que les pilotes ne peuvent pas marcher normalement avec. Les casques ressemblent à ceux des pilotes de chasse.
Ah et petit détail sympa : ils ont des ailerons. Oui, des ailerons. Comme sur une voiture de course.
Le ski de fond version 2025 : bien loin de la balade du dimanche
Cette année, la saison de ski de fond cartonne apparemment. Et quand on voit le niveau des compétitions actuelles, on comprend pourquoi ça attire du monde.

Fini l’image du sport de papi.
Les athlètes d’aujourd’hui, c’est des machines de guerre. Le cardio d’un marathonien, la puissance d’un sprinteur, et la technique d’un danseur. Le tout sur des distances qui peuvent aller jusqu’à 50 bornes.
| Distance | Temps moyen élite homme | Vitesse moyenne |
|---|---|---|
| Sprint (1,5 km) | 2min30 | 36 km/h |
| 10 km | 23-25 min | 24-26 km/h |
| 50 km | 2h00-2h15 | 22-25 km/h |
Ces vitesses moyennes, c’est en montée, en descente, sur du plat… Perso je galère à tenir 20 km/h sur mon vélo sur du plat.
Question bizarre : les paris sur le ski ?
En faisant mes recherches, je suis tombé sur un truc marrant. Apparemment, certains parient sur les compétitions de ski. Bon, c’est pas mon délire (je préfère regarder les courses tranquille), mais ça existe. D’ailleurs, en parlant de paris sportifs, Yonibet propose apparemment ce genre de trucs sur ce site, mais franchement je trouve ça plus fun de juste profiter du spectacle sans enjeu financier.
Bref.
Le ski-alpinisme : quand le ski devient de l’alpinisme (logique)
Puy-Saint-Vincent va accueillir la Coupe du monde en fin de saison. C’est la discipline qui mélange montée à peaux de phoque et descente technique.

Les athlètes grimpent des dénivelés de malade (genre 1800m) pour redescendre ensuite. Le tout en enchaînant parfois plusieurs montées-descentes. C’est épuisant rien que d’y penser.
Les chiffres qui donnent le vertige
Sur une course classique, les meilleurs avalent 1000m de dénivelé positif en 45 minutes. C’est l’équivalent de monter la Tour Eiffel… trois fois. En moins d’une heure. Avec des skis aux pieds.
La descente ? Ils la font en 10-15 minutes sur des pentes parfois non damées.
Les Coqs d’Or aux Menuires : la compét’ des jeunes qui envoie du lourd
Cette compétition, c’est un peu le championnat du monde des moins de 16 ans. Et le niveau est déjà impressionnant. Les gamins de 14-15 ans skient mieux que 99% des adultes.
Ce qui est fou avec les Coqs d’Or, c’est de voir l’évolution du niveau au fil des années. Les temps réalisés aujourd’hui par les minimes auraient fait podium en catégorie senior il y a 20 ans.
La pression sur ces jeunes est énorme. Certains ont déjà des sponsors, des entraîneurs perso, des programmes d’entraînement dignes des pros.
Le freestyle : là où la gravité devient optionnelle
Ok, c’est pas dans les articles que j’ai lus, mais impossible de parler de compétitions de ski sans évoquer le freestyle.
Les mecs font des triples corks (trois rotations tête en bas), des switches (décollage et atterrissage en arrière), des grabs improbables… Le tout à 10 mètres du sol.
Le niveau a tellement explosé ces dernières années que les figures « impossibles » d’hier sont les bases d’aujourd’hui. Un double cork 1260 (trois tours et demi avec deux rotations tête en bas), c’était du jamais vu il y a 10 ans. Maintenant, si tu ne le maîtrises pas, tu ne fais même pas le top 20.
Les compétitions de ski en 2025, c’est plus vraiment le sport tranquille qu’on imagine. Entre ceux qui frôlent les 300 km/h, ceux qui grimpent des montagnes entières pour le plaisir et ceux qui défient les lois de la physique dans les airs…
Le ski de compétition aujourd’hui, c’est devenu complètement barré. Et c’est ça qui est beau.